Déclaration de Paul Dewar sur la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes
Aujourd’hui, nous nous souvenons du massacre de Montréal survenu à l’École polytechnique le 6 décembre 1989. Quatorze femmes ont été tuées ce jour-là, tout simplement pour être femmes. Nous sommes unis dans le deuil de Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte et Barbara Klucznik-Widajewicz.
Tandis que nous nous souvenons des innombrables femmes qui font face à la violence sexiste, nous devons réaffirmer notre engagement lorsqu’il s’agit d’agir contre cette terrible violation des droits de la personne.
Les femmes au Canada et partout au monde sont confrontées à la violence physique et sexuelle sur une base quotidienne, souvent aux mains de partenaires et de parents. Le taux stupéfiant de violence contre les femmes est encore plus élevé dans les communautés marginalisées. La pauvreté et la discrimination ont accru le taux de violence faite aux femmes autochtones. Le viol devient souvent une arme de guerre dans de nombreux conflits à travers le monde, de façon plus désastreuse dans la République démocratique du Congo, afin de détruire des communautés et d’accéder aux riches minéraux que l’on trouve dans la région.
Nous pouvons changer cela. Nous pouvons lutter pour la pleine égalité des sexes et nous pouvons corriger la terrible injustice qu’est la violence faite aux femmes. En tant qu’individu, chacun de nous a le pouvoir d’agir, de s’élever contre le sexisme et de prévenir la violence.
En tant que société et en tant que gouvernement, il nous revient de mettre en œuvre un plan d’action national contre la violence faite aux femmes. Nous devons assurer l’accès à des logements supervisés et autres services essentiels aux survivantes de la violence faite aux femmes. Nous devons sensibiliser davantage le public et investir dans l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Au plan international, le Canada doit parler au nom de l’égalité des femmes, mettre fin à la culture d’impunité, appuyer le développement qui habilite les femmes et mettre fin au commerce des minéraux servant à financer les conflits.
Aujourd’hui, nous pleurons les événements tragiques du massacre de Montréal. Mais, nous renouvelons aussi notre détermination à éradiquer la violence faite aux femmes sous toutes ses formes.















