Dimanche, 01 Août 2010

Rechercher

Allocution aux dirigeants de la mission de l’Union européenne

Un changement majeur s’opère au sein de notre économie mondiale et le Canada peut être soit à la tête de ce mouvement ou fermer la marche.

Bon après-midi mes Excellences.

Jack Layton m’a demandé de vous transmettre ses plus sincères excuses. Il aurait aimé être suffisamment en forme pour vous adresser la parole aujourd’hui.

J’aimerais vous remercier de nous offrir cette opportunité et également remercier l’ambassadeur Iremark de nous fournir un endroit aussi plaisant pour nous rencontrer.

Un changement majeur s’opère au sein de notre économie mondiale et le Canada peut être soit à la tête de ce mouvement ou fermer la marche.

Notre position dépendra de notre capacité à mettre en place une économie plus verte et à lutter contre les changements climatiques.

Actuellement, le Canada a l’un des plus hauts taux d’émission de carbone par personne sur la planète.

Et tout le monde sait que les Canadiens sont divisés sur les efforts que nous devons mettre pour lutter contre les changements climatiques.

Notre économie repose présentement sur les secteurs manufacturiers et l’extraction des ressources naturelles, dont la majorité est exportée.

Ainsi, que ce soit l’industrie des pièces automobiles du sud de l’Ontario ou les sables bitumineux en Alberta, plusieurs entreprises devront modifier leurs opérations pour atteindre de nouvelles cibles de réduction d’émissions de carbone.

Même si l’opinion publique est en faveur d’une action musclée, les consommateurs devront accepter de modifier leur style de vie.

Et nous n’avons toujours pas été en mesure de constater une réelle volonté de faire migrer notre économie de méthodes qui génèrent énormément d’émissions vers une industrie basée sur des sources d’énergie propre.

Il nous reste beaucoup de chemin à faire pour convaincre les Canadiens que ne rien faire coûtera beaucoup plus cher que si nous agissons maintenant, surtout à long terme.

En fait, comme plusieurs de vos pays l’ont démontré, lutter contre les changements climatiques peut être une opportunité pour mettre en place une économie pour le 21e siècle.

Et sur ce front, nous sommes loin derrière l’Union européenne.

Personne ne conteste le fait qu’il y aura un coût pour effectuer les changements nécessaires à notre économie. Mais le coût que nous devrons payer pour notre inaction sera beaucoup plus élevé.

Les coûts ne seront pas seulement ceux pour compenser les effets des changements climatiques, mais également pour mettre en place de nouvelles sources d’énergie renouvelable et acquérir de nouvelles technologies.

À mon avis, le prix que nous payons à court terme pour faire migrer notre économie est un investissement à long terme envers notre prospérité.

Alors, comment pouvons-nous bâtir une nouvelle économie au Canada?

La première étape cruciale est d’établir des cibles sévères pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce que l’Union européenne a déjà fait.

Le projet de loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques, que mon parti à déposer en Chambre mais qui est actuellement retardé, impose les mêmes cibles, incluant une réduction minimum de 20 % du niveau d’émission de 1990 d’ici 2020.

Nous devons également être en mesure de déterminer les coûts réels du carbone au sein de notre économie.

Voilà pourquoi l’Amérique du Nord a grandement besoin d’une bourse du carbone qui taxe l’inaction et qui offre des incitatifs basés sur les marchés pour réduire les émissions.

Établir des cibles sévères pour réduire nos émissions et définir le prix du carbone nous permettront de mettre en place une structure pour lutter contre les changements climatiques et transiger vers une nouvelle économie.

Au sein de cette structure, le Canada doit améliorer ses efforts pour appuyer les nombreuses initiatives privées, locales et provinciales qui ouvrent le chemin vers une innovation verte.

Dans le secteur privé, de nouveaux fonds de capitaux de risques comme le fonds VCi vert et le consortium CleanTech North fournissent des fonds de démarrage pour de nouvelles technologies.

Au niveau local, des municipalités de partout au Canada mettent sur pied plusieurs projets verts d’infrastructure et d’énergie comme la coopérative WindShare, qui développe des projets éoliens appartenant à des intérêts locaux pour fournir la demande des collectivités.

Ici, en Ontario, le gouvernement provincial a mis sur pied un programme de tarifs de rachat garanti pour les sources d’énergie renouvelables.

Ce programme permet aux PME et aux propriétaires, ainsi qu’aux producteurs d’énergie renouvelable à large échelle, de profiter d’un tarif de rachat garanti pour l’énergie propre qu’ils produisent avec des panneaux solaires, des éoliennes et d’autres projets.

La lacune du Canada est l’absence d’une série de mesures spécifiques et adéquatement financées au niveau fédéral qui permet de tirer profit de l’excellent travail qui est fait partout au pays.

Nos principes directeurs devraient être – investir, former et tirer profit

Nous devons investir pour étendre le programme existant de subventions pour les rénovations domiciliaires écoénergétiques.

Pour promouvoir le rachat d’énergie renouvelable partout au Canada,

Pour mettre sur pied un meilleur système de transport en commun à l’intérieur et entre les villes.

Et créer des stratégies de subventions pancanadiennes,
Comme les obligations vertes qui génèrent des capitaux pour des projets d’énergie renouvelable à grande échelle ou des crédits d’impôt pour les investissements dans les technologies vertes.

Nous devons former notre main-d'œuvre pour la prochaine génération d’emploi à col-vert : nous devons offrir un soutien financier et mettre en place des programmes dans les universités et lieux de travail.

Et nous devons tirer profit des forces du Canada en matière d’énergie renouvelable comme l’éolien, l’hydro-électricité et la biomasse.

Mais pour être en mesure de franchir ces étapes importantes pour transformer notre économie, nous devons considérer ces changements comme étant une opportunité et non un sacrifice.

Nous devons travailler en collaboration avec nos amis et nos alliés en Europe et ailleurs.

En travaillant ensemble, nos pays seront en meilleure position pour assurer la transition de notre économie mondiale.

Les Canadiens veulent que nous agissions pour lutter contre les changements climatiques, mais ils sont inquiets des coûts et des conséquences des modifications à notre économie.

En tant que parti ayant prouvé sont expertise en matière environnementale, nous avons la responsabilité de sensibiliser les citoyens et les convaincre de la nécessité d’agir rapidement.

Nous croyons que la prochaine étape pour lutter activement contre les changements climatiques au Canada sera de démontrer que d’autres pays ont été en mesure de le faire sans engendrer de désastre économique.

Voilà pourquoi nous souhaitons en savoir plus sur les efforts que vos pays font pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et mettre en place une économie verte.

M. Layton sera présent à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague au mois de décembre et il espère être en mesure de rencontrer des représentants de projets en Europe et de partout au monde qui pavent actuellement la voie.

Il sera extrêmement reconnaissant de toute aide que vous pourrez lui offrir.

Mes Excellences, les Canadiens sont fiers d’être de bons citoyens de notre planète.

Nous croyons que nous serons en mesure de relever le défi des changements climatiques et de prendre l’initiative au niveau mondial.

Mais nous avons beaucoup de chemin à faire et nous ne pouvons le faire seuls.

Info contact

Official Paul Dewar photo

Paul Dewar, Député
Nouveau parti démocratique
Ottawa Centre

1306 rue Wellington ouest
Ottawa Ontario
K1Y 3B2

613-946-8682

dewarp@parl.gc.ca

Dévoilement des dépenses

ExpensesBadge-FR

Login or Register