Un Canada plus solidaire : le plan de Paul Dewar pour les familles

Le 28 January 2012

Cette campagne à la chefferie porte sur un Canada plus fort et plus solidaire. Un pays où l’on prend mieux soin les un(e)s des autres.

La majorité conservatrice laisse tomber les gens ordinaires. Trois millions de Canadien(ne)s vivent dans la pauvreté; 1,3 million sont au chômage et beaucoup plus encore sont sous-employé(e)s.

Les Canadien(ne)s font face à la croissance galopante des inégalités de revenus ainsi que des niveaux records d’endettement des ménages. La véritable majorité de Canadien(ne)s a de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts.

Alors que Stephen Harper accorde des réductions d’impôt aux grandes sociétés les plus rentables du Canada, il menace d’attaquer notre sécurité de la retraite, nos services publics et l’assurance-emploi. Il propose des crédits d’impôt à la pièce pour sécuriser des gains électoraux tout en ignorant les plus grands fardeaux financiers qui contribuent aux niveaux élevés d’endettement des ménages au Canada.

Le temps est venu d’un leadership qui mette l’accent sur les priorités des gens.

Paul Dewar propose un plan qui répond aux besoins de la véritable majorité de Canadien(ne)s. Bâtir un Canada plus fort et plus solidaire signifie prendre des mesures pour sortir les plus vulnérables de la pauvreté, pour rendre la vie plus abordable pour la classe moyenne du Canada et pour protéger notre sécurité de la retraite.

Comme premières étapes pratiques, un gouvernement néo-démocrate dirigé par Paul Dewar :

1. Rendra les médicaments sur ordonnance plus abordables

Un(e) Canadien(ne) sur quatre n’a aucune assurance-médicaments et 8 % de Canadien(ne)s admettent ne pas remplir une ordonnance car ils ne peuvent pas se le permettre. La véritable majorité de Canadien(ne)s a de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts alors que le coût des nécessités comme les médicaments sur ordonnance grimpent en flèche.

Un Canada où on doit choisir entre des médicaments et d’autres nécessités comme la nourriture ou un abri n’est pas un Canada où la vraie vision néo-démocrate de soins de santé publics est pleinement réalisée. Nous devons mieux prendre soin les un(e)s des autres. Finalement, ceci se traduira par le développement d’un programme d’assurance-médicaments public.

Dans une première étape vers la réalisation de cet objectif, un gouvernement néo-démocrate dirigé par Paul Dewar collaborera immédiatement avec les provinces pour réduire le coût des médicaments sur ordonnance par le biais de la négociation d’accords d’achat en vrac.

Les achats en vrac sont une stratégie visant à réduire les coûts en augmentant le volume de produits achetés. L’expérience de la Nouvelle-Zélande, de la France, de l’Allemagne, des États-Unis et d’autres juridictions indique que les accords d’achat en vrac résultent en une diminution des prix par médicament et en un coût d’ensemble moins élevé pour les gouvernements. Déjà, les premiers ministres et les dirigeant(e)s des territoires du Canada se sont engagé(e)s à travailler pour établir une alliance pancanadienne pour acheter en vrac les médicaments sur ordonnance, ainsi que les fournitures et les équipements médicaux. Il est maintenant temps que le gouvernement fédéral se joigne à eux à titre de partenaire, travaillant ensemble pour réduire rapidement le coût des médicaments pour tous les Canadiens.

En réalité, les Canadien(ne)s paient davantage pour les médicaments que tout autre pays industrialisé au monde, avec un total national de dépenses dans ce secteur se chiffrant à 30 milliards $ en 2009. De ce chiffre, des milliards sont payés de la poche même des Canadien(ne)s qui n’ont que peu ou prou de protection d’assurances, qui ont peut-être perdu leur assurance parce qu’ils sont en chômage ou à la retraite et qui luttent pour s’en sortir avec un revenu insuffisant. 

En vertu d’un plan d’achat en vrac, les économies seraient importantes; preuve est faite que de fortes négociations peuvent réduire les dépenses de jusqu’à 90 pour cent sur certains types de médicaments couramment utilisés, sans compromettre la sécurité ou l’efficacité. Pour de nombreuses familles, les économies qu’elles pourraient ainsi réaliser seraient de centaines de dollars par an, tout en réduisant simultanément la charge sur les programmes gouvernementaux d’assurance-médicaments. 

2. Donnera aux jeunes un bon départ

Quand ils obtiennent leur diplôme de quatre ans, les étudiant(e)s canadien(ne)s ont en moyenne une dette de 27 000 $, qu’ils mettront plus de sept ans à rembourser. Le coût élevé de l’éducation accule à la faillite une génération de jeunes Canadien(ne)s et mets d’énormes pressions financières sur leurs parents, aussi.

Lorsque la dette des ménages canadiens est à un niveau record, continuer dans cette voie ne fait aucun sens. Les droits de scolarité moyens au Canada ont bondi de 400 % au cours des 20 dernières années en raison des compressions imposées par des gouvernements fédéraux successifs. En septembre 2010, l’endettement étudiant avait atteint le niveau sans précédent de 15 milliards $.

Paul Dewar renversera cette tendance en réduisant les droits de scolarité de 700 $ par année en moyenne, donnant un répit aux jeunes Canadien(ne)s et à leurs familles.

Paul Dewar rendra l’éducation postsecondaire et la formation plus accessibles aux étudiant(e)s les plus défavorisé(e)s en élargissant le programme canadien de subventions aux étudiants et en ciblant l’accessibilité pour les étudiant(e)s autochtones, handicapé(e)s et à faibles revenus.

Les options de remboursement des prêts étudiants facturent des frais d’intérêt se situant jusqu’à 5 % au-dessus du taux préférentiel. Les prêts étudiants ne devraient pas être une machine à sou lucrative pour le gouvernement. Au lieu de cela, il faut non seulement diminuer les droits de scolarité pour réduire le besoin en prêts aux étudiant(e)s, mais le gouvernement devrait aussi aider les jeunes Canadien(ne)s et leurs familles à rembourser les prêts le plus rapidement possible. Paul Dewar fournira une aide immédiate à toutes les personnes ayant une dette étudiante en ramenant l’intérêt sur les prêts étudiants au taux préférentiel. Cela permettra au diplômé de l’Ontario d’économiser 2 700 $.

Enfin, Paul Dewar créera Votre année Canada, un programme novateur qui assumera les droits d’une année de scolarité en échange d’une année de service communautaire. Le programme liera de jeunes Canadien(ne)s aux occasions de stage au sein d’organismes communautaires à but non lucratif. Pendant 12 mois, l’étudiant(e) se porte bénévole et offre ses compétences pour bâtir un meilleur Canada. En retour, Votre année Canada lui verse une subvention pouvant aller jusqu’à 6 000 $ pour une année d’enseignement postsecondaire ou de formation.

Votre année Canada réduira le coût de l’éducation postsecondaire et de formation, créera des occasions d’expérience de travail, appuiera les groupes communautaires qui bénéficieront du travail de jeunes bénévoles énergiques et favorisera l’engagement des Canadien(ne)s envers le service communautaire.

Regroupées, les initiatives de Paul Dewar dans le secteur de l’éducation donneront un bon départ aux jeunes Canadien(ne)s en réduisant le fardeau des droits de scolarité pour eux et leurs familles.

3. Protégera notre sécurité de retraite

Les Canadien(ne)s travaillent fort pour s’assurer une retraite leur permettant de vivre dans la dignité et indépendamment. Mais, la crise économique a montré que notre sécurité de retraite est menacée. Pendant la crise, les régimes privés comme les pensions en milieu de travail et les REERs ont perdu environ 20 % de leur valeur. Le gouvernement a laissé les ancien(ne)s employé(e)s de Nortel à eux-mêmes en refusant de protéger les engagements de retraite sous-financés dans les procédures de faillite. Tandis que les travailleurs ont perdu leurs pensions, les gestionnaires continuent de prélever leur part.

Au lieu de prendre des mesures pour assurer notre retraite contre les fluctuations du marché, Stephen Harper menace maintenant les filets de sécurité importants comme la sécurité de la vieillesse. Paul Dewar résistera à ces attaques. Il garantira les épargnes retraite des Canadien(ne)s en renforçant nos pensions publiques.

En travaillant avec les provinces et les territoires, un gouvernement néo-démocrate dirigé par Paul Dewar doublera progressivement les prestations du Régime de pension du Canada et du Régime de pension du Québec. Ces régimes de retraite se sont avérés les plus efficaces et les plus sûrs au pays.

Paul Dewar garantira nos retraites contre les crises à la Nortel en adoptant la loi du NPD visant à mettre les pensions durement gagnées par les travailleurs en première place des créanciers lors des procédures de faillite. La loi fera en sorte que les entreprises acculées à la faillite et à la restructuration honorent leurs dettes de retraite capitalisées avant les autres créanciers. Les protections s’étendront aux indemnités de cessation d’emploi des travailleurs et à leurs prestations d’invalidité à long terme.

En réponse aux pertes subies par les promoteurs de régime de pension privé pendant la récession, Paul Dewar élaborera un plan d’assurance pension financé par les parrains des régimes de pension privés pour garantir les épargnes des investisseurs.

Enfin, Paul Dewar permettrait aux Canadien(ne)s de profiter de la sécurité et des faibles coût d’exploitation des régimes de retraite publics en leur permettant de verser des sommes complémentaires volontaires dans leurs comptes personnels.

Chaque Canadien(ne) mérite de prendre sa retraite dans la dignité. Paul Dewar verra à ce que nos épargnes retraite durement gagnées sont là lorsque nous en avons besoin.

4. Appuiera les néo-Canadien(ne)s

Chaque année, le Canada invite certains des meilleurs et des plus brillants au monde à immigrer dans notre pays et à y commencer une nouvelle vie. Nous sommes un grand pays; une destination de rêve pour beaucoup de gens à la recherche de liberté, d’équité et de sécurité.

Pourtant, nous ne réalisons pas le plein potentiel de nos nouveaux arrivants. Nous invitons les gens à venir s’installer dans notre pays en raison de leurs compétences professionnelles, mais le gouvernement refuse de reconnaître leurs connaissances et limite leurs contributions à notre société. Le gouvernement rend difficile la réunification familiale, déchirant les familles. Plus récemment, le gouvernement a réduit le financement de certains des programmes d’établissement les plus importants qui offrent aux nouveaux immigrants la capacité de s’adapter à leur nouveau pays et à vraiment contribuer à notre société.

La vision d’un Canada plus fort et plus solidaire signifie appuyer nos nouveaux arrivants par les services dont ils ont besoin pour pouvoir réaliser leur plein potentiel dans notre pays.

Dans un premier temps, Paul Dewar mettra en œuvre son projet de loi visant à garantir l’équité et le respect à des milliers de professionnel(le)s formé(e)s à l’étranger.

Le projet de loi de Paul :
- Crée un modèle de pratiques d’enregistrement de la reconnaissance des titres étrangers en coordination avec les bureaux d’accréditation provinciaux et les organismes professionnels pour assurer la transparence, l’objectivité et l’équité

- Institue un Fonds de l’expérience canadienne pour soutenir la création de mentorat et d’occasions d’emplois par les provinces, les municipalités et les organismes à base communautaire pour intégrer les professionnel(le)s formé(e)s à l’étranger au marché du travail; et,

- Responsabilise en demandant au ministre de faire annuellement rapport au Parlement sur l’état des choses.

Il faut présentement jusqu’à sept ans pour parrainer des parents au Canada en provenance de la Chine. Les retards déchirent les familles. C’est pourquoi Paul Dewar améliorera immédiatement la réunification familiale pour réduire l’énorme retard inacceptable qui s’est accumulé dans le traitement des demandes d’immigration. Il mettra en œuvre le projet de loi du NPD sur l’occasion unique de regroupement familial pour permettre aux Canadien(ne)s de parrainer une fois dans leur vie un parent qui n’est pas membre de la catégorie de regroupement familial, pour qu’il vienne au Canada.

Enfin, Paul Dewar annulera les compressions que Stephen Harper a fait aux services d’adaptation et d’établissement des immigrant(e)s. Il améliorera les services d’établissement en finançant particulièrement l’alphabétisation, l’intégration et l’orientation communautaire, y compris la transition, le mentorat, les programmes d’anglais et de français langue seconde et les centres de ressources. M. Dewar soutiendra les programmes québécois en voyant à ce que tous les nouveaux immigrants qui arrivent au Québec apprennent le français d’abord et avant tout.

Ensemble, nous pouvons voir à ce que toutes les familles de néo-Canadien(ne)s réalisent leur plein potentiel au sein d’un Canada plus fort et plus solidaire.

5. Appuiera les plus vulnérables du Canada

La croissance de l’inégalité au Canada, alliée aux politiques des gouvernements libéraux et conservateurs successifs des derniers vingt ans ont laissé en plan les Canadien(ne)s les plus pauvres. Au lieu d’allègements fiscaux pour les grandes sociétés qui coûtent des milliards de dollars, on pourrait réorienter une partie de ces fonds pour faire une réelle différence dans la vie des Canadien(ne)s à faible revenu.

Un Canada plus fort et plus solidaire ne tolèrera pas les niveaux élevés de pauvreté infantile et les taux croissants de pauvreté chez nos personnes âgées. Contrairement à Stephen Harper, Paul Dewar prendra des mesures immédiates pour s’assurer que tous les Canadiens vivent dans la dignité et la sécurité.

Un gouvernement néo-démocrate dirigé par Paul Dewar élaborerait une politique coordonnée en réponse à la pauvreté au Canada, en commençant par l’adoption de la Loi sur l’Élimination de la pauvreté créée par l’ancien député du NPD et expert respecté en matière de lutte contre la pauvreté, Tony Martin. La loi établirait un plan d’action fédéral d’initiatives sur l’élimination de la pauvreté qui mettrait l’accent sur ces trois piliers : la sécurité du revenu, du logement et de l’inclusion sociale.

La sécurité du revenu en particulier joue un rôle clé lorsqu’il s’agit d’empêcher les familles de sombrer dans une pauvreté profonde. Pour donner le coup de pouce à la prévention de la pauvreté, Paul Dewar prendra les premières mesures réalisables vers un revenu annuel garanti pour les Canadien(ne)s les plus vulnérables, à savoir les personnes âgées, les personnes handicapées et les enfants vivant dans la pauvreté.

En collaboration avec les provinces, son plan comprendra :

Respecter l’engagement de Jack Layton visant à sortir de la pauvreté toutes les personnes âgées au Canada en renforçant immédiatement le Supplément de revenu garanti (SRG). Même si les néo-démocrates ont sécurisé un nouveau financement pour réduire la pauvreté chez les personnes âgées dans le budget 2011, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour sortir chaque personne âgée de la pauvreté. Insuffler 400 millions $ de plus par année au SRG mettrait fin à la pauvreté chez les personnes âgées au Canada, une priorité claire et simple pour un gouvernement néo-démocrate dirigé par Paul Dewar.

Développer un soutien au revenu fédéral pour s’assurer que les personnes handicapées qui sont incapables de travailler puissent vivre dans la dignité partout au pays. Les Canadien(ne)s handicapé(e)s sont confronté(e)s à une mosaïque de programmes qui ne fournissent pas le revenu suffisant pour ceux qui ne peuvent pas travailler ou les appuis de base pour éliminer les obstacles à l’emploi. Les Canadien(ne)s avec des invalidités épisodiques ou souffrant de maladie graves comme le cancer constatent souvent que les programmes ne correspondent pas à leurs réalités. Un gouvernement néo-démocrate dirigé par Paul Dewar travaillerait avec la communauté des personnes handicapées pour créer, au cours de son premier mandat, un programme fédéral de soutien du revenu prenant modèle sur le SRG qui assurerait un revenu minimum garanti au-dessus du seuil de faible revenu pour les personnes handicapées qui sont incapables de sécuriser un revenu convenable en provenance de leur travail seulement.

Rehausser la prestation pour enfant pour assurer que les familles à faible revenu reçoivent un maximum de 5 300 $ par année, par enfant après quatre ans. Plus de vingt ans après que la Chambre des communes se soit engagée à éliminer la pauvreté infantile, 639 000 enfants canadiens vivent en-dessous du seuil de faible revenu.

Des décennies de recherche montrent que les enfants qui grandissent dans la pauvreté font face à des obstacles de développement qui peuvent les retarder pendant toute leur vie. Le plan de Paul Dewar donnerait à chaque enfant canadien un bon départ en offrant aux familles avec des enfants un niveau de base de sécurité du revenu.

S’attaquer à l’inégalité et à la pauvreté est preuve d’une économie intelligente. L’Association ontarienne des banques alimentaires situe le coût annuel de la pauvreté à près de 90 milliards de dollars, dus à la perte de productivité, aux occasions manquées et à une hausse de la violence familiale. L’inégalité est coûteuse à cause de l’augmentation des coûts en soins de santé, des coûts du système pénal et de la demande croissante exercée sur des services sociaux déjà surchargés.

Regroupées, ces mesures permettraient de soutenir les plus vulnérables du Canada en leur donnant l’appui nécessaire pour vivre dans la dignité et les moyens de bâtir l’avenir qu’ils espèrent. Elles mettraient aussi en œuvre les premières étapes pratiques pour réduire le fardeau financier des familles canadiennes de classe moyenne.

Ensemble, nous pouvons mieux prendre soin les un(e)s des autres. Nous pouvons représenter la véritable majorité de Canadien(ne)s.